Que nous réservent les actions en 2025 selon les prévisions ?

Parier sur la bourse en 2025, ce n’est plus une affaire de flair ou de tables rondes feutrées. Les investisseurs composent avec une équation mouvante, où avancées technologiques, politiques économiques mondiales et bouleversements environnementaux dictent leur tempo. Chacun de ces paramètres peut, à tout moment, faire trembler les indices.

La reprise qui suit la pandémie, entrecoupée de tensions géopolitiques, ajoute une dose de volatilité difficile à ignorer. Les sociétés s’ajustent, transforment leur modèle, multiplient les manœuvres pour préserver leur place sur l’échiquier. Face à cette agitation, les investisseurs avancent avec discernement. L’année 2025 cache peut-être des secteurs capables de bousculer la hiérarchie, de redistribuer les cartes de l’investissement classique.

Les moteurs macroéconomiques à surveiller en 2025

Les signaux envoyés par la BCE laissent présager une détente des taux dans les mois à venir. Si cette orientation se confirme, le coût du crédit pour les entreprises pourrait reculer, relançant l’investissement et, dans la foulée, soutenant les marchés actions.

La Deutsche Bank mise sur une croissance du PIB américain de 2,5 % en 2025, JP Morgan AM table sur 2,4 %. Cette légère différence traduit les incertitudes : la politique économique, le futur de la fiscalité, et surtout l’éventualité d’un retour de Donald Trump à la tête du pays, avec Robert Francis Kennedy Jr pressenti pour le portefeuille de la Santé. Autant de variables qui pèsent sur la confiance des marchés.

Ce que les grandes institutions projettent pour 2025

Les prévisions des ténors de la finance ne convergent pas toutes, loin de là. Voici comment se dessinent leurs scénarios pour le S&P 500 :

  • Bank of America anticipe 6 666 points pour l’indice phare à la fin 2025.
  • Deutsche Bank voit plus haut, avec 7 000 points au compteur.

Côté rendements, les projections pour les actions américaines montrent un éventail large : Vanguard table sur 2,8 % à 4,8 %, BlackRock se risque à 6,2 %. Les perspectives pour les marchés hors États-Unis inspirent davantage d’optimisme : Vanguard évoque jusqu’à 8,9 %, Fidelity avance 6,8 %.

Où détecter les prochains leaders sectoriels ?

Certains secteurs semblent déjà sortir du lot. Les entreprises de pointe, la tech et l’innovation verte en tête, accumulent les signaux positifs. Quelques acteurs confirment leur avance :

  • Nvidia s’impose comme la référence des puces pour l’intelligence artificielle.
  • Amazon et Google accélèrent leurs investissements dans l’énergie renouvelable.
  • Schneider, Sanofi et Hermès réalisent désormais 75 % de leurs activités hors d’Europe, diversifiant ainsi leur exposition géographique et limitant leur dépendance à un marché unique.

Dans ce paysage en transformation, la diversification, tant sectorielle que géographique, s’affirme comme un réflexe pour traverser 2025 sans trop d’écueils. Observer ces signaux, c’est déjà commencer à repositionner ses stratégies et repérer les tendances qui feront bouger les lignes.

Les scénarios d’investissement des mastodontes de la finance

Sur les marchés, les grandes institutions avancent leurs chiffres, chacune avec sa lecture. Vanguard prévoit des rendements compris entre 2,8 % et 4,8 % pour les actions américaines ; pour les actions internationales, la fourchette s’élève à 6,9 %, 8,9 %.

BlackRock table sur 6,2 % pour les actions américaines, 3,7 % pour les obligations américaines globales. Fidelity est à 5,7 % de rendement nominal (3,1 % réel) pour les actions US, 6,8 % nominal pour les titres étrangers.

Côté JP Morgan, l’accent est mis sur les actions américaines à grande capitalisation (6,7 %) et sur les obligations américaines (4,6 %). Schwab, plus prudent, vise 6,0 % pour les actions américaines, 4,9 % pour les obligations. Research Affiliates affiche 3,4 % pour les actions américaines à forte capitalisation, mais 5,1 % pour les obligations globales. GMO, de son côté, ne cache pas un pessimisme marqué : rendement réel de -6,3 % pour les actions américaines à grande capitalisation, mais 1,5 % pour les obligations US.

Morningstar Multi-Asset Research (MAR) va plus loin : 5,6 % pour les actions américaines, 9,6 % pour les marchés développés hors États-Unis, 11 % pour les émergents. Morningstar France place la hausse des actions européennes à 9 %. Factset, quant à elle, voit le CAC 40 progresser de 9 % sur l’année. UBS, Bank of America et Deutsche Bank restent confiants sur le S&P 500, misant respectivement sur 6 400, 6 666 et 7 000 points pour la fin de 2025.

Les domaines à fort potentiel pour investir en 2025

L’année à venir promet d’être déterminante pour plusieurs segments clés. Le trio technologie, intelligence artificielle et énergies renouvelables s’impose avec force. Nvidia, chef de file dans la fabrication de puces IA, bénéficie de l’explosion des besoins en solutions avancées. Amazon et Google, eux, multiplient les achats d’énergie propre pour anticiper la mutation énergétique.

En Europe, certains groupes montrent l’exemple. Schneider, Sanofi, Hermès : ces entreprises réalisent déjà l’essentiel de leur chiffre d’affaires hors du continent, minimisant leur exposition aux aléas économiques locaux. Le secteur de la santé, incarné par Sanofi, laisse entrevoir des relais de croissance grâce à la technologie et aux traitements innovants. Hermès, symbole du luxe, s’appuie sur la demande asiatique pour maintenir un rythme soutenu.

Garder un œil sur ces secteurs, et sur les entreprises qui tracent leur route, permet de repérer des opportunités d’investissement taillées pour l’avenir.

marché boursier

Les risques à ne pas négliger et comment s’y préparer

Points de vigilance macroéconomiques pour 2025

Les annonces de la Banque centrale européenne signalent une possible détente des taux à venir. Deutsche Bank et JP Morgan AM, de leur côté, s’accordent sur une croissance du PIB américain autour de 2,4-2,5 % l’an prochain. Mais la politique monétaire, le changement d’administration aux États-Unis, sans oublier la perspective du retour de Donald Trump et la nomination possible de Robert Francis Kennedy Jr, pourraient rebattre les cartes du marché.

Les visions des institutions financières

  • Vanguard : actions américaines entre 2,8 % et 4,8 %, internationales entre 6,9 % et 8,9 %.
  • BlackRock : 6,2 % sur les actions US, 3,7 % sur les obligations globales américaines.
  • Fidelity : 5,7 % nominal sur les actions américaines (3,1 % réel), 6,8 % nominal sur les titres internationaux.
  • JP Morgan : 6,7 % sur les actions US à grande capitalisation, 4,6 % sur les obligations globales.
  • UBS : S&P 500 estimé à 6 400 points fin 2025.

Cap sur le CAC 40 et les entreprises françaises

Pour 2025, Factset prévoit une hausse de 9 % des bénéfices du CAC 40. Xavier Chapard mise sur une progression des actions françaises comprise entre 6 et 7 %. Catherine Garrigues place la hausse du bénéfice par action (BPA) à 7-8 %. Goldman Sachs et Christopher Dembik, plus prudents, envisagent une performance modérée, tandis qu’Alexandre Baradez table sur une stabilité de l’indice.

Rester attentif à ces projections et aux dynamiques économiques mondiales permet de manœuvrer avec plus de lucidité dans l’incertitude de 2025. Le marché n’offre jamais de garanties, mais il récompense ceux qui savent garder le cap tout en ajustant leur stratégie. Qui saura saisir la prochaine opportunité ?