La gestion de trésorerie ne consiste plus seulement à suivre les encaissements et les décaissements. Pour une entreprise, l’enjeu est aussi d’anticiper ses besoins, de conserver suffisamment de liquidités pour faire face aux échéances et de déterminer comment placer un éventuel excédent de trésorerie à court terme.
Les fintechs ont considérablement élargi les possibilités dans ce domaine. Automatisation, centralisation des comptes, prévisions plus précises ou accès simplifié à des placements de trésorerie : ces solutions permettent aux équipes financières de mieux piloter les liquidités disponibles.
En bref
- Les fintechs facilitent le suivi et le pilotage de la trésorerie grâce à l’automatisation des données financières.
- Les outils de prévision permettent d’anticiper les besoins de liquidités et d’identifier plus facilement les excédents disponibles.
- Les solutions de gestion et les solutions de placement de trésorerie répondent à des besoins différents et peuvent être complémentaires.
- Spiko Smart Cash est conçu pour la trésorerie à court terme, avec des intérêts quotidiens et une liquidité à J+1, sans blocage ni préavis.
Les fintechs transforment le pilotage de la trésorerie
Les outils financiers destinés aux entreprises couvrent aujourd’hui plusieurs besoins. Certains améliorent avant tout la visibilité sur les flux, tandis que d’autres permettent de placer une trésorerie momentanément disponible.
Automatiser le suivi des flux financiers
La multiplication des comptes bancaires, des moyens de paiement et des outils comptables peut rendre le suivi de trésorerie complexe. Les plateformes spécialisées répondent à cette difficulté en centralisant les informations financières et en automatisant une partie des opérations auparavant réalisées manuellement.
Une entreprise peut ainsi suivre plus facilement ses soldes, rapprocher ses transactions et disposer d’une vision actualisée de sa situation financière. Pour les équipes finance, l’intérêt réside autant dans le gain de temps que dans la possibilité de prendre des décisions à partir d’informations consolidées.
Améliorer les prévisions de trésorerie
Connaître le solde disponible ne suffit pas : il faut également anticiper son évolution. Les outils de prévision permettent de croiser les données historiques avec les encaissements et décaissements attendus afin de construire différents scénarios.
Cette visibilité aide notamment à déterminer quelle part de la trésorerie doit rester immédiatement mobilisable. Elle permet également d’identifier les sommes dont l’entreprise n’a pas besoin à très court terme et qui peuvent, selon sa situation, faire l’objet d’un placement de trésorerie adapté.
Placer un excédent sans négliger les besoins de liquidité
Une trésorerie excédentaire laissée sur un compte courant peut rester inutilisée pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. Avant de la placer, l’entreprise doit néanmoins déterminer précisément son horizon et ses besoins futurs.
Adapter le placement à l’horizon de trésorerie
Le choix d’une solution dépend d’abord du moment auquel l’entreprise pourrait avoir besoin de récupérer les fonds. Une somme destinée à régler des charges dans quelques semaines ne se gère pas de la même manière qu’un excédent dont l’entreprise prévoit de disposer pendant une période plus longue.
Pour la trésorerie à court terme, la disponibilité des fonds constitue donc un critère déterminant. Les conditions de retrait, l’existence éventuelle d’une période de blocage ou d’un préavis et les modalités de calcul du rendement doivent être examinées avant toute décision.
Des solutions dédiées à la trésorerie à court terme
Les fintechs facilitent désormais l’accès à des produits qui étaient auparavant moins simples à intégrer dans la gestion quotidienne d’une entreprise. La fintech Spiko, par exemple, permet aux entreprises d’accéder à des produits de gestion de trésorerie régulés, notamment des fonds agréés par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Son produit Smart Cash Euro est destiné au placement de trésorerie à court terme. Les responsables financiers et les entrepreneurs peuvent effectuer des retraits instantanés jusqu’à un certain montant par jour pour débloquer la trésorerie, offrant un confort de liquidité supplémentaire. Le reste de la trésorerie est disponible à J+1.
Comment choisir une solution adaptée à son entreprise ?

Il n’existe pas un outil unique répondant à tous les enjeux de trésorerie. Une PME souhaitant mieux anticiper ses échéances n’aura pas nécessairement les mêmes priorités qu’une scale-up venant de réaliser une levée de fonds ou qu’une holding disposant régulièrement d’excédents.
Distinguer pilotage et placement de trésorerie
La première étape consiste à identifier le besoin réel. Un logiciel de gestion de trésorerie sert principalement à centraliser les données, suivre les flux et établir des prévisions. Une solution de placement répond à une autre question : que faire de la trésorerie dont l’entreprise n’a pas besoin immédiatement ?
Ces deux approches ne sont pas concurrentes. Une meilleure prévision peut au contraire permettre de déterminer plus précisément les montants susceptibles d’être placés et la durée pendant laquelle ils peuvent l’être.
Examiner les conditions avant de placer sa trésorerie
Le rendement ne doit pas être le seul critère de décision. Une entreprise doit également considérer la liquidité du produit, son horizon de placement, ses conditions de retrait, les frais éventuels, les devises disponibles et le cadre réglementaire.
Cette analyse doit rester cohérente avec le besoin fondamental de l’entreprise : disposer des liquidités nécessaires au paiement des salaires, fournisseurs, charges fiscales et autres échéances. L’objectif n’est donc pas de placer systématiquement toute la trésorerie disponible, mais d’arbitrer entre disponibilité et performance du placement.
Vers une gestion plus active des excédents de trésorerie
Les fintechs permettent désormais d’aborder la trésorerie comme un ensemble cohérent : suivre les flux, anticiper les besoins, déterminer les liquidités indispensables au fonctionnement de l’entreprise et identifier les excédents susceptibles d’être placés.
Cette évolution ouvre davantage de possibilités aux PME, start-up, holdings et autres structures disposant ponctuellement ou régulièrement de liquidités. Pour en tirer parti, la priorité reste de bien distinguer trésorerie disponible et trésorerie réellement mobilisable à court terme, puis de choisir des solutions dont les conditions de liquidité et de rendement correspondent aux échéances de l’entreprise.

